
La pollution, le sang et la dépravation qui se sont infiltrés au fil des siècles dans le sol de la Citadelle du Cercle Noir ont dissous une partie de ses fondations rocheuses naturelles.
La paroi des grottes qui se sont ainsi formées a été renforcée avec la matière la plus dure connue de l’homme, afin de combattre la corrosion rampante : une roche striée de noires veines d’onyx. Les murs semblent ainsi aujourd’hui parcourus de fils de ténèbres pétrifiées qui battent et pulsent au rythme du mal qui les entoure. C’est à ces traces d’onyx que les chambres doivent leur nom.
Ces salles anciennes ont été utilisées comme des tombes, des reliquaires, des égouts, ou comme des secrets ateliers d’arcanes où les expériences les plus abominables ont été réalisées sur des hommes et des femmes hurlants, des actes si terribles qu’ils ne pouvaient être perpétrés que loin de la lumière du jour, leur bruit étouffé dans le silence de ces murs sinistres.
Aucun pilleur de tombes stygien ne se risquerait dans ces chambres, malgré les richesses que l’on peut y trouver ; mais d’autres sont moins conscients du danger. Ainsi, des rumeurs de pilleurs de cimetière venus de Shem se sont propagées à Keshatta. Nul ne sait encore quelle horreur ils ont réveillée, mais bientôt, tous entendront parler de Setsokhaten le Chevalier de la Mort.
Les cavernes souterraines ont été contaminées au fil des siècles, avec d’étranges conséquences pour les crocodiles stygiens qui s’y trouvaient. Ils sont à présent dangereux, avec leur corpulence impressionnante et leur carapace d’écailles épaisses, et leur comportement est des plus hostiles.
Au cœur des chambres, enfin, se terre un groupe de nécromanciens du Cercle Noir, pratiquant des rituels qui ne sont possibles que dans un tel antre du mal ; mais tant la nature exacte des cérémonies qu’ils mettent en œuvre que les raisons qui les motivent sont encore inconnues.